10.11.2006
Désert

Au delà
des chemins lointains
je reviens de loin
avec une parole talisman
Tel un livre ouvert
je parle de l'innomable
Tel un sourire lumineux
comme le duvet d'un moineau
Je pose ma main sur les visages
de ceux qui sont effreyés
par le silence du désert.
© Mohamed El jerroudi
19:15 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
09.11.2006
Barques fragiles

Je me baigne
dans vos poèmes.
Barques fragiles.
Portez-moi loin
loin de moi-même.
Portez loin mon départ
Ni le bruit
de mes souliers bléssés...
Ni le pied nu
que j'etreins
auprès de mon coeur
ne peuvent connaître
l'heure de mes départs.
J'escalade la montagne
de vos désirs
J'entends le clapotement
de vos rêves...
Ils remuent la pierre.
Vous êtes le pollein
qui féconde mes veines
Je suis le vent
qui hurle dans vos oreilles.
Seriez-vous sourds
devant la fureur
de votre sommeil ?
Le soleil n'attend jamais
le réveil des somnambules.
Moi je suis
un authentique insmniaque.
Je m'enivre toujours
encore et toujours
devant le coucher
d'un soleil.
Moi
J'aime le soleil
Il est l'incarnation de ma vie
Et de l'autre vie
La vôtre...
Même quand nous ne serons
qu'une simple poignée
de poussière.
Que le ciel
s'ecroule sur ma tête.
Qe la terre tremble
sous mes pieds
si je ne suis pas
le pauvre des puvres
Oui!!
Je ne possède rien
Sauf la douceur
de vos regards.
Barques fragiles
Regardez loin
Dans vos mains de sable.
Quels souvenirs avez-vous gardés
de mon visage?
Je voudrais graver vos noms
sur le côté gauche de ma poitrine
avec un étoile que je porte
à mon cou
Dites-moi de quoi sera fait
votre lendemain.
Je vous dirai tout
sur le feu du passé
pour ne pas vous oublier.
Vous
Oui vous !
Vous m'avez déja oublié ?
Barques fragiles
Que m'importe vos rivages
ou la couleur de vos chemins....
Vous n'avez pas choisi
ni de rester ou de partir
Quand le destin des jours
a confondu votre acharnement
avec un rêve maudit
Moi aussi
je n'ai pas choisi.
J'ai ramassé ma vie
J'ai marché sur le feu
Et je suis parti !
Que m'importe
le début du temps
ou la fin du temps
Je m'accroche
au démon ou l'ange
que je fus ...
un adieu sinsère me suffit ....
Et je n'ai que faire
du paradis ou l'enfer
si ce monde qui était autrefois le mien
qui est maintenant le vôtre
a perdu
son âme.
© Mohamed El jerroudi
(rencontre poétique )
juin 2006
voir album in" poésie sans frontières"
15:50 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
06.11.2006
Le mutisme des montagnes

Le son de la flûte
agonise en silence
Le chant de la fille
s'est tu
comme une pierre
au regard mortelle
Les montagnes
conservent leur mutisme
écho d'une absence
sans fin
Chaque soir
un vent solitaire
vient carresser
la cime d'un épi
oublié.
©Mohamed El jerroudi
22:30 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05.11.2006
Bon dimanche

Et à un de ces jours je l'espère...!

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04.11.2006
Les enfants du hasard

Les enfants des rues,victimes du génocide au Rwanda.
Combien d'enfants
sont nés
par un jeu de hasard
Le solei est pour les uns
un chant brillant
pour d'autres
un morceau de pain
brûlant
Celui qui sait
reconnaître dans les yeux
d'un enfant affamé
le corps d'une femme
au sein desséché
n'osera jamais
regrader sa mère
dans les yeux.
© Mohamed El jerroudi
22:00 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
03.11.2006
cacophonie

Mohamed El jerroudi : Sculpture © 2003
Parfois
un cri
jaillit au milieu
de mon enfance
Des visages
Des mains
Froissés d'angoisse
me dérangent
dans mon someil
Quand je me réveille
je me retrouve
en face
de ma mémoire
C'est que
je suis né
au milieur
d'une cacophonie
Depuis
mon crâne
écoute
une chanson
incompréhensible.
© Mohameed El jerroudi
23:50 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
02.11.2006
Etreinte aveugle

L'écho de la nuit se répand
comme un rêve intarissable
Les chants parcourent les horizons
annoncer une étreinte aveugle
Tes larmes me racontent ta douleur
Je me baignerai au bord de tes yeux
Et je ferai un voeu
à l'ombre de tes ciles.
© Mohamed El jerroudi
Veuillez consultez les commentaires de cette note, si votre temps vous le permet...Merci
23:00 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
31.10.2006
Quartier de lune

Te souviens-tu de la terre
de l'audeur du blé
ramassé par une jeune fille
au mains sculptées
par le pain
Au visisage doré
comme un quartier de lune
qui guette l'aurore
au milieur d'une nuit
d'été
Une jeune fille
au yeux d'émeraude
couleur de la méditerrannée
Au joues dorées
qui font mourir de jalousie
les pommiers
de Damas.
© Mohamed El jerroudi
13:40 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
30.10.2006
'A l'ombre d'un olivier

Ta mère t'attendra
à l'ombre d'un olivier
avec un bol de lait
et une poignée de figues
Tu iras jusqu'à la source
de tes ancêtres
te laver les pieds
de toute trace
de voyage
Tu monteras sur le toit
de notre maison
Et tu attendras
le réveil du soleil
Tu jetteras des pépites
de rêves aux oiseaux
qui iront les semer
aux quatre coins
du monde.
© Mohamed El jerroudi
16:10 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
29.10.2006
Choix
Je n'ai pas choisi
La couleur de mes yeux
Je n'ai pas choisi
ma vie
ma mort
Je n'ai pas choisi
mon nom
le nom de de mon pays
ni la couleur
de son drapeau
Alors pourquoi
me demander des comptes
sur ce que je suis devenu
sur ce que jedeviendrai
oui...!
je n'ai pas choisi.
Mohamed El jerroudi
16:35 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note


